Le chasseur qui a tué un loup en décembre dernier dans la montagne d’Esparron n’en demandait sans doute pas tant.

Mais aujourd’hui, la tension monte autour de son procès pour destruction d’espèce protégée, prévu le 18 février au tribunal correctionnel de Gap.

Trois associations de protection de l’environnement se sont d’ores et déjà constituées partie civile. Il s’agit de Férus, une structure importante qui défend le loup, l’ours et le lynx, de l’Aspas (Association pour la protection des animaux sauvages) et du Crave (Centre de recherche alpin sur les vertébrés).

D’autres associations pourraient effectuer la même démarche comme “Le Klan du loup” par exemple. Toutes demanderont lors du procès de se voir allouer des sommes indemnisant leur préjudice en tant qu’organismes de protection de la nature.

Et en face, la mobilisation s’organise. Dans le camp agricole tout d’abord. La Fédération départementale ovine, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs, viennent de cosigner un communiqué dans lequel ils affirment qu’ils ouvrent une souscription pour aider le chasseur dans ses démarches judiciaires.

« Sur le seul secteur d’Esparron, 19 attaques ont été recensées en 2009, faisant 64 bêtes tuées…», affirment-ils.

« Alors effectivement, ce loup d’Esparron a été tué hors protocole par accident, au cours d’une battue au sanglier. Là où l’enquête fera la lumière, nous voyons le résultat : cela fait un loup de moins sur les huit à prélever cette année », indiquent les trois organisations.

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